Le Musée de l'homme est né de chroniques dans feu le magazine pour mecs Men's Health. J'y chroniquais chaque mois le désespoir de l'anti-mec, celui qui n'arrive pas à maigrir, qui n'arrive pas à faire du sport, bref le contraire du cador décrit à longueur d'abdos dans le magazine. Un type à la traîne dépassé par les femmes de sa vie. Au bout de deux ans, je voulais faire un livre en réunissant ces chroniques qui étaient d'ailleurs drôlement illustrées par David Sourdrille. Ne manquer pas les illustrations qui ont accompagné dans Men's Health la génèse du Musée de l'homme ; c'est ici, sur le site de ce dessinateur. Et puis, grâce au Bigbangblog, j'ai rencontré Gilles Bouley-Franchitti, le futur éditeur, qui m'a proposé de les publier. Il m'a eu ! et m'a tout fait réécrire ; l'homme de Men's Health est ainsi devenu le Maouh du Musée de l'homme. Le livre a bien marché. Un sujet idéal pour les magazines féminins qui adorent par dessus tout que les hommes parlent de leur(s) relation(s) avec les femmes. Ce n'était pas mon objectif mais le livre a été reçu comme ça. Je ne m'en plains pas. Aujourd'hui, le Musée est sorti en Folio Gallimard, et il est traduit en italien et...en Koréen, à ce qu'on m'a dit. On veut même en faire une sorte de comédie chantée au théâtre, faut voir. Pour moi le Musée de l'homme est un pamphlet sur la société maternante et le politiquement correct dans une société centrée sur le principe de précaution et l'enfant roi. C'est un pamphlet tendre, au contraire de celui du camarade Zemmour qui a cogné plus fort que moi, chacun son caractère et sa sensibilité. Le Musée est aussi une lettre tendre à celle qui m'accompagne et sans laquelle, je pense, je n'aurais rien publié faute de sujet... C'est aussi le livre de ma grande fille quand le Mur est celui de ma cadette. Je ne l'ai jamais relu. En bouclant le dernier chapitre, fait à partir de visites répétées au Musée de l'homme (le vrai), je suis tombé amoureux de ce lieu situé à Paris, place du Trocadéro. J'y ai fait une lecture commentée à deux voix, le 29 novembre 2005, aux côtés de son directeur, Zeev Gourarier. J'ai évidemment pris ma carte de sociétaire des Amis du Musée de l'homme. Mais je ne suis pas à jour de cotisation.




