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06 avril 2009

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Voici les sites qui parlent de De la gratuité, du payant et des archéologues :

Commentaires

Charl'

exactement ça…

Christophe Borhen

Comment les archéologues vont-ils faire pour fouiller la Toile ?

moolz

avec des pinceaux optiques sans fil !

Nicolas Bleusher

La gratuité pour les auteurs morts, donc.
C'est bien connu : les absents ont toujours tort...
Les vivants, eux, savent et veulent compter !

Gaspard

Je vous conseille la (re)lecture du Capital de Marx afin de mieux comprendre la totale indépendance de la valeur d'usage (le "à quoi cela sert ?") et de la valeur d'échange (le "qu'est-ce que cela vaut ?" et ainsi le "combien cela coûte ?") à l'intérieur d'une marchandise.

Espérons que les archéologues du futur seront de meilleurs économistes que vous...

Glop glop

@ Gaspard,

Voir encore en Marx un économiste à lire fait de vous un amusant spécimen d'archéologie. Ne touchez à rien ! :-))

mme petit poisson

à glop glop,
On lit bien encore Platon, et ça n'a plus rien à voir. Tout est dépassé et il ne faudrait lire que des ouvrages contemporains? C'est un peu facile votre remarque. Je ne vois pas ce qu'il y a d'archaïque à décortiquer le coût d'une marchandise. Vous piquez vos épingles sur Marx et Gaspard, pour (alors qu'il n'en est pas question ici) attaquer une idéologie politique. Le cadavre bougerait-il encore pour qu'ils se trouve des personnes aux aguets pour éviter toute résurrection?

Gaspard

Mais oui, Glop glop ! N'oubliez jamais de rester jeune, moderne, à la mode et surtout fan de David Abiker, plutôt que de vous fatiguer à devenir, un jour, intelligent et cultivé, mais néanmoins, le seul, l'unique économiste, selon moi, à avoir prévu, à travers une profonde analyse du système capitaliste, la crise qui nous frappe actuellement se prénomme Karl.

Sinon, combien de millions d'euros pensez-vous que le rationnel Abiker, si soucieux de la transmission aux générations futures d'une image morale de son époque, va nous faire payer les litres d'air que nous respirons et dont l'utilité - comparée à une visite du Louvre - est si grande que nous ne pourrions survivre sans eux ?

Vinosse

Il me semble qu'il y a malentendu sur la position de David ABIKER quant à la valeur comparée Madonna/Mona Lisa.

Glop glop

@ gaspard,

Vous avez bien raison : ce n'est pas parce qu'une théorie économique ne marche pas qu'elle n'est pas bonne. Où irions-nous si nous les économistes devaient s'occuper du réel ? Vous n'avez pas cette mesquinerie, félicitation.

@ mme petit poisson,

C'est bien de lire Platon dans votre grotte. C'est utile.

thomas vezin

il est amusant de noté les réactions à la remarque d'Abiker. L'interrogation n'est pas sur Madonna ni Mona lisa mais bien sur ceux qui veulent faire des lois sur la gratuité ou non de l'art. La question du futur archéologue sera qui étaient ces hommes capables de juger de la valeur de l'art? Des érudits ou des crétins persuadés de leur bien-pensé. Je ne doute pas une seconde de leur conclusion.
Ps: ne rapportez pas l'art a un débat politique, Marx comme les autres parlaient politique et économie en aucun cas création et talent. il faut tout relire depuis le début à commencer par la remarque d'Abiker qui était pourtant assez simple!

Gaspard

Euh, la remarque de David Abiker s'intitule "De la gratuité, du payant et des archéologues" et non "De l'art". Elle est ainsi évidemment politique.

Et vous faites, thomas vezin, la même erreur que David en pensant que le prix d'une oeuvre est signe de sa valeur artistique.

mme petit poisson

Cher paradoxe,

Ravie de te trouver là. On se croise pas si souvent, mais c'est toujours un plaisir. Si on était sur facebook, je t'enverrai des points cool.

Le prix d'une œuvre artistique (et/ ou sa possession par l'état) garantie son passage à la postérité :
Car le canevas de madame trucmuche, même si il est unique en son genre ne trouvera pas preneur à la brocante et finira au rebut.
Car une pure valeur sentimentale ne suffit pas, il y a une grosse et normale déperdition au fil des générations et tout ce qui n'a pas une valeur "commerciale" reconnue finit en tant que vieillerie, et hop au rebut.

Au contraire pour les chansons c'est la faible valeur commerciale, qui en augmentant la diffusion augmente leurs chances de se propager et de survivre pendant les temps futurs, tels d'innombrables nummulites dans les terrains sableux...
Mes enfants connaissent les chansons yéyés, à cause d'un CD cheap de reprises (même pas les authentiques!) dans un magazine vendu en librairie, à portée de leur maigre argent de poche, mais ignorent tout des vynils collectors et crépitants familiaux.
Les vieux chanteurs connus des jeunes sont ceux qui sont téléchargeables ou réédités pas chers ou écoutables gratis sur le net.

Bon alors, salut, paradoxe, à la prochaine. Contente d'avoir eu de tes nouvelles et de voir que tu te débrouille pour te faire une place malgré tout.

P.S. Par ailleurs je ne vois aucun lien direct entre le prix des œuvres et le prix d'entrée des musées.

Vinosse

Les chansons qui passent à la postérité, au-delà de leur valeur historique, ont une valeur artistique évidente. Mais c'est un autre art que celui des musées; encore qu'un poster peu coûteux de Mona Lisa peut s'équivaloir au "Temps des cerises" ou à "La Javanaise", par exemple...

Quant à l'objet en lui-même, on le laisse à l'archéologue: un vieux CD rayé de Madonna... beurk...
Vous les gardez, vous, vos tickets(pass) d'entrée au Louvre ?

Alors...payant...gratuit...

Christophe Borhen

David, quand est-ce que vous revenez ici ? Parce que moi je n'écoute pas France Info (je n'ai pas de voiture).

Dko

David, ce n'est pas pour me venter mais je me suis fais la même remarque que vous (moins les archéologues et les historiens)

Flo

David, enlevez moi ce S à Louvre, ce n'est pas votre genre. A moins qu'il s'agisse d'un jeu de mot que je n'aie pas compris ?

Bref, ce qu'on n'oublie de mentionner ici, même si toutes les remarques sont intéressantes, c'est que les auteurs des chefs d'oeuvre du Louvre sont morts !!!
Une histoire de pépètes, c'est tout. N'allons pas chercher plus loin dans la grotte de Platon.
Comment Madonna se paye-t-elle son coach si plus personne ne lui en donne ?
Alors que Léonard de Vinci, même s'il se retourne dans sa tombe, ça ne gênera personne.
Quand Madonna sera devenue poussière (et nous avec), elle sera peut-être au Louvre, gratuite, département Pop XXème-XXIème siècle...

Gaspard

Ce n'est pas une question de vie ou de mort, Flo. C'est une question de fonction de la marchandise. Le but de Madonna lorsqu'elle sort un disque n'est pas d'apporter quelque chose à la musique mais uniquement de vendre. C'est donc la valeur d'échange de sa création qui l'intéresse, le contre quoi elle pourra l'échanger (maisons en Floride, petits orphelins africains, etc.), et il est fort probable que si, un jour, produire des patates devient plus rentable pour elle que de produire des disques, "Madonna" sera une marque de frites.

La gratuité vise justement à annihiler cette valeur d'échange pour ne laisser paraître que la valeur d'usage. En rendant la visite des musées gratuite, l'Etat tient le discours suivant: "A chaque fois que vous voulez aller au musée, vous vous posez la question du prix du billet et, dans certains cas, ce prix vous pose problème. Eh bien, nous allons éliminer la question du prix pour ne laisser que la question de la valeur culturelle. Si les musées deviennent gratuits, la seule question que vous vous poserez sera désormais : 'Ai-je envie de passer une partie de mon temps libre à me cultiver dans un musée ?'"

C'est le b.a.-ba de l'économie marchande et cet article a eu au moins l'intérêt de démontrer à quel point il manque à beaucoup d'entre nous.

Lire Marx, donc, plutôt que de le moquer...

Glop glop

Gaspard "A chaque fois que vous voulez aller au musée, vous vous posez la question du prix du billet"

N'importe quoi. Cela pourrait bien être du Marx en effet.

Florence

C'est pas faux, Gaspard.
Mais cette valeur d'usage était à peu près ce que je voulais dire par vie/mort. Pas besoin de s'acheter un orphelin quand on est mort. Pas de profit, pas de besoin.
Et puis, là, on a pris Madonna, mais il y a d'autres chanteurs moins connus ou moins "intéressés" a priori (même s'il faut bien bouffer...) qui font de la musique par passion profonde, et ne feraient jamais des frites.

D'autre part, ne peut-on pas dire que télécharger de la musique (qu'on n'aurait de toute façon pas achetée) est un certain type de culture ?
Pourquoi voir serait culturel alors qu'entendre ne le serait pas ?

Quant à votre dernière réflexion, Glop Glop, repensez-y un peu.
Evidemment, TOUT le monde ne se pose pas la question du prix du billet, et pas TOUT le temps non plus, mais ça peut freiner, donner une bonne raison de ne pas y aller. Par exemple :
J'ai 40 minutes avant mon RDV. Je vais au Louvre ou au carroussel du Louvre faire les boutiques (même avec le risque d'y dépenser 4 fois le prix du billet) ?
Evidemment, au carroussel.
En même temps, je suis une fille.
Le Louvre serait gratuit, j'y aurais fait un saut. Revoir un tableau, une sculture, retrouver une émotion, la partager.
Mais là, juste pour ça, je ne vais pas payer.

Mais si je paye, je vais rester plus longtemps, profiter "à fond" de mon investissement, graver tout ça dans mon esprit.

Ah la la, c'est compliqué ! Un petit post de rien du tout, une faute énorme, même pas de photo, et tout le monde se prend la tête. Il y aurait même presque de l'animosité dans l'air...

thomas vezin

vous remarquerez ma lâcheté en attendant calmement que le débat se calme pour une dernière remarque
gaspard pourquoi il y a toujours votre ami karl avec vous, il faut lui lâcher la main maintenant!
de plus je ne comprends pas cette obsession de la valeur dans l'art ( je redis art car ne vous déplaise c'est le sujet) j'aime bien les choses qui ne valent rien moi...

Gaspard

Mieux vaut, thomas vezin, être accompagné d'un Marx pour débattre de gratuité et de payant lorsque c'est le thème, plutôt qu'être seul à sombrer dans un hors-sujet sur l'art.

Mais, par pure charité chrétienne, j'ajouterai que l'art, en tant qu'objet, a de nombreuses valeurs d'usage (artistique, esthétique, décorative, historique, archéologique, etc.) et peut aussi avoir une valeur d'échange symbolisée par un prix. Et, dans une ultime tentative de guérir votre petit complexe anal - " Quoi ? Argent ? Ouh, c'est beurk !" - qu'un prix n'enlève aucune qualité aux choses.

thomas vezin

mon dieu gaspard que vous êtes agressif
je me contenterai de m'excuser de ne pas être d'accord avec vous, cela semble vraiment très grave pour vous
évitez les discussions cela vous permettra de n'être jamais contre dit

Gaspard

Vous serez, thomas vezin, bien incapable de me contredire tant que vous continuez à vous situer dans le plan subjectif (ce que, selon vous, David Abiker veut dire, ce qui, pour vous, a de la valeur ou pas, etc.) alors que je suis dans l'objectif (ce qu'est le gratuit, le payant, etc.)

C'est ce mélange des genres, très répandu sur le Net, qui provoque, oui, une certaine agressivité chez moi parce qu'il est, au moins, pénible, au pire, dangereux dans le constat que toutes les opinions se valent.

Agressivité d'autant plus grande qu'avec la création de Facebook, lieu totalement dédié à la subjectivité et à l'amitié aussi spontanée que garantie, les gens tels que vous devraient avoir disparu des commentaires de blogs.

Serge ULESKI

Hadopi face à la "Génération gratuité"

___________


Que faut-il penser de cette génération qui passe le plus clair de son temps à télécharger des films et des musiques piratés, et à n'écouter que ces musiques et à ne regarder que ces films pour lesquels elle ne donnerait pas un Euro si d‘aventure elle y était contrainte ?


Pour sûr, cette génération sera vertueuse parce que... écolo : “Comment ça ! Vous vous brossez les dents en laissant couler l’eau ?!! Mais quel sorte d’homme êtes-vous ? Vous n’avez pas honte ?”

Ecolo et puis, un rien hygiéniste aussi : “ Qui c’est ce taré incontrôlable qui fout le bordel ?! Débarrassez-nous en au plus vite !”


Pour le reste, on est libres mais... prévenus : inutile de chercher à éveiller en elle un intérêt quelconque pour ce qui s‘avèrera payant.


***


La marchandisation de tout ce qui peut a priori faire l’objet d’une transaction commerciale, c’est la société de consommation arrivée au sommet de sa maturité avec pour seule préoccupation la dévalorisation de tout ce qui peut représenter ou prétendre à une valeur autre que marchande ; et son corollaire a pour nom : la gratuité.

Surtout ne pas y voir là une contradiction ou un paradoxe qui trahiraient un manque de cohérence !

“Si tout ce qui a un prix n’a pas de valeur“, aujourd’hui, tout ce vaut et rien ne vaut la peine de débourser quelque argent pour ce rien qui ne vaut pas plus que ce que peut valoir tout le reste.

Et cette gratuité exigée - sinon souhaitée -, sera accordée à quel prix ?

Au prix de tout ce qu’on lui fera payer en échange de cette gratuité qui concerne des secteurs d’activités totalement dévalorisés et désincarnés : journaux gratuits pour la liquidation du métier de journaliste, télévision publique sans garantie de financement, musiques, films* tous devenus interchangeables à souhait...

*Nul doute, ceux qui regardent ces films et écoutent ces musiques ne s'y sont pas trompés ; c'est la raison pour laquelle ils ne souhaitent pas les acheter s'ils peuvent l'éviter ; même si l'on pourra tout de même déplorer le fait que seuls ces musiques et ces films semblent retenir leur attention.

Car, les véritables enjeux sont ailleurs, et pour commencer : dans tout ce qui a été acquis de haute lutte et que le marché a investi au galop, à savoir : ce qui était hier encore accessible à tous et qui aujourd‘hui ne l‘est qu’à la condition d’être capable de payer rubis sur ongle.

Aussi, toute communication autour de la gratuité avec son message subliminal “Mais... payez donc ! puisqu’on vous dit que c’est gratuit !” a de bonnes chances de faire la fortune de quelques uns avant d’en flouer un très grand nombre, à l’heure où tout espoir de ré-investissement dans de nombreux domaines culturels aujourd'hui délaissés ou privés d’exigence et d’excellence, semble à jamais perdu.

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Biographie de David Abiker

  • David Abiker est né le 11 février 1969 à Suresnes. Il a débuté sa carrière professionnelle à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, dont il est diplômé et où il enseigne toujours. Après quinze ans d'expérience professionnelle sucessivement dans le conseil, la communication, la formation et les ressources humaines,...
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